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    CRÉPINS

     

    Les crépins (nom masculin pluriel) sont le matériel et l'outillage du cordonnier. Ce vocable englobe par exemple le cuir au détail, la clouterie, le fil, le petit outillage...

    Notons que l'on trouve ce nom au singulier dans certains dictionnaires. Il désigne alors le cordonnier lui-même, ou le commerçant "en cuirs et crépins" fournissant le cordonnier.

    Le nom  vient de Saint Crépin (lat. Crispinus), martyr du IIIes. après J.-C et qui est le patron des cordonniers. En effet selon la légende, il avait ouvert à Soissons (ville dans laquelle il prêchait le christianisme) un atelier où il fabriquait des chaussures. Le mot "saint crépin" désignait par ailleurs le sac contenant les fournitures et les outils du cordonnier ambulant.

    On retrouve même l'expression "porter tout son saint crépin" : Lorsque les ouvriers cordonniers vont de ville en ville pour travailler (...) ils portent tous les instruments nécessaires à leur métier; ils appellent cela porter tout leur Saint-Crépin (Fleury de Bellingen, Étymologie des Proverbes français) (Rigaud, Dict. de l'arg. mod.,1881, p. 340).

    Pour le scrabbleur : CRÉPINS a une anagramme, PRINCES. En outre, ce mot permet 16 rajouts en 7+1, sur 8 lettres différentes.


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    CHASSOIR

     

    Un chassoir (ou chasse) est un outil servant au tonnelier pour enfoncer, ou chasser les cercles sur la futaille. "Chasser un cercle", en tonnellerie, consiste à le frapper jusqu'à ce qu'il soit descendu à l'endroit qu'il doit occuper sur le tonneau. Le chassoir est le plus souvent une sorte de coin renforcé par des cercles de fer et terminé à l'une de ses extrémités par une gorge transversale qui vient se caler sur le chant du cercle.

    Ce mot, construit sur chasser, est apparu au XVe siècle.

    Pour le scrabbleur : ce mot, que l'on peut décomposer en CHOIRAS + S, n'a pas d'anagramme. Outre son pluriel, il ne permet que trois rajouts en 8+1, qui sont tous des formes conjuguées : CHOISIRAS, CHROMISAS et CRASHIONS.


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  • JUIN

     

    Nous voilà donc au mois de juin, le sixième de l'année, le dernier du printemps, et qui marque le début de l'été... celui où les étals de nos marchés prennent de si belles couleurs avec les fruits et légumes de saison.

    J'allais, tout imprégné du charme odorant, du charme vivant, du charme palpitant des bois attiédis par le grand soleil de juin (Maupassant, Contes et nouvelles).

    Mais d'où vient donc le nom de ce mois, dérivé du latin junius ? Pour le Dictionnaire Historique de la Langue Française, la réponse n'est pas aussi évidente qu'il n'y paraît et à la source, l'étymologie demeurerait pour le moins contestée :

    "On a évoqué le nom de L. Junius Brutus, premier consul romain et l'un des fondateurs de la République (origine mentionnée avec certitude par plusieurs ouvrages, dont le dictionnaire de l'Académie Française et le Petit Larousse). On y a aussi vu le dérivé de Juno (Junon), nom d'une déesse italique, plus tard assimilée à Hera et sans doute à rattacher à la racine qui a donné en latin juvenis (=> jeune) exprimant la force physique et la jeunesse dans sa plénitude".

    Quoi qu'il en soit, je souhaite à chacun un très bon mois de juin, en espérant que le soleil brillera enfin !

     


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    GÉMONIES

     

    Les gémonies étaient, à Rome, "l'escalier des gémissements" situé au flanc du Capitole, où on exposait publiquement les cadavres des suppliciés après leur strangulation (réalisée dans leur cellule), avant de les jeter dans le Tibre. Si ce nom a été donné à cet escalier, on peut imaginer que c'est peut-être la preuve que tous les condamnés n'étaient pas morts avant d'être exposés... Cette charmante coutume aurait commencé en 385 avant J.C. sous le dictateur Camille. De nos jours ce mot ne s'emploie que dans l'expression : vouer (qqn ou qqch) aux gémonies, ce qui signifie l'accabler publiquement de mépris, d'opprobre. Cette expression n'est attestée que depuis le début du XIXe.

    Ce mot, apparu en 1548, est un emprunt au latin gemoniae "gémissements", dérivé de gemere "gémir".

    Pour le scrabbleur, ce mot a pour anagramme GOMINÉES. En 8+1, il permet 8 rajouts dont 4 sur la lettre T, parmi lesquels une nouveauté de l'ODS 7 : GÉNOMISTE.  Il faut aussi penser, le cas échéant, à la rallonge pour transformer ce mot en HÉGÉMONIES.

     


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  • FLETTE

     

    Une flette est un bateau de rivière plat, accompagnant un chaland. Sous une silhouette effilée, on la trouvait sur les eaux de la Seine jusqu'à la première moitié du XIXe siècle. "Tout conducteur de bachot ou flette portant moins de vingt tonneaux pourra en effectuer le montage sans le concours du chef et des aides, mais s'ils étaient appelés pour opérer la manoeuvre, le bâtiment payera alors comme pour un bateau de 16 à 20 mètres de longueur" (Code des Ponts et Chaussées et des Mines, 1831). Ce mot est parfois présenté comme un synonyme ancien de "chaloupe".

    Littré mentionne aussi pour ce vocable une toute autre définition : une flette est en effet un outil de verrier (synonyme de pontil ou pointil), petite barre de fer au bout de laquelle on fixe un objet de verre en fabrication. Dans ce domaine, certains ouvrages citent même le verbe fletter.

    Le mot est peut-être dérivé du néerlandais vlet  "flotte", que l'on retrouve dans le nom de nombreux bateaux bataves.

    Pour le scrabbleur : ce mot peut servir de rallonge sur LETTE (= letton). Il peut lui-même être prolongé en RIFLETTE, ou en benjamin, en GONFLETTE, MOUFLETTE, RONFLETTE et RUFFLETTE. Il n'a pas d'anagramme. En 7+1, le pluriel FLETTES ne permet que trois rajouts possibles, tous sur une voyelle : FLATTÉES, FLOTTÉES et FLUETTES.


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  • BINARD  ou  BINART

     

    Un binard (ou binart) est un chariot bas à deux ou quatre roues qui servait au transport de lourds fardeaux, principalement de gros blocs de pierre. Ce chariot était tiré par un cheval, ou par plusieurs chevaux attelés deux à deux. Sa forme et son principe semblent avoir évolué dans le temps. Au 18ème siècle c'est un chariot à 4 roues d'égale hauteur, puis à partir de la fin du 19ème, monté sur deux roues et basculant il est équipé d'un plateau mobile avec treuil pour le remonter jusqu'aux essieux après l'avoir chargé en position basse.

    Le mot vient du latin bini "paire", "couple".

    Pour le scrabbleur : BINARD a pour anagrammes BRANDI et NIBARD, tandis que BINART n'a pas d'anagramme quand il est au singulier, mais en possède une quand il est au pluriel : BRISANT. EN 7+1, BINARDS ne scrabble que sur les lettres E, G et O pour former au total 5 mots de 8 lettres. Quant à BINARTS, il scrabble sur chacune des lettres de VOUÂTES pour former 14 mots de 8 lettres.


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  • SIGISBÉE

     

    Un sigisbée était, dans la noblesse italienne du XVIIIe siècle, un chevalier servant, un homme (marié ou célibataire) qui accompagnait officiellement une dame mariée avec un autre homme. Souvent, il pouvait poser en tant que soupirant de l'épouse, rendue inaccessible par son état marital, mais tout autant devenir son amant. Dans ce cas, sa présence pouvait être souhaitée par le mari - qui lui accordait parfois une chambre ou un petit appartement en son logis - car l'épouse avait ainsi un amant attitré qui écartait les autres soupirants. En outre la présence du sigisbée arrangeait bien le mari, qui pouvait pendant ce temps prendre du bon temps avec des courtisanes ou autres prostituées... Il fut mis fin à cette pratique (qui ternissait l'image morale des Italiens) dans la première moitié du XIXe. Par plaisanterie, ce mot désigne un homme qui entoure une femme de soins assidus, un compagnon empressé et galant. "Vous avez la chance − comme elle est un peu mûre − qu'elle soit d'une pudicité absolue. Sans cela elle vous aurait certainement pris comme sigisbée, comme on disait dans ma jeunesse, une espèce de cavalier servant" (Proust, Sodome, 1922).

    Notons l'emploi par certains auteurs du terme "sigisbéisme" (état de sigisbée) : "La plupart des liaisons de société, la camaraderie, etc., tout cela est à l'amitié ce que le sigisbéisme est à l'amour" (Chamfort, Max. et pens., 1794)

    Le mot vient de l'italien cicisbeo.

    Pour le scrabbleur, voici un mot sans anagramme, que l'on ne peut décomposer en 7+1 et qui ne permet aucun autre 8+1 que son pluriel sur un S.


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  • PROTOMÉ

     

    Un protomé est, en archéologie, un buste humain ou la partie antérieure d'un animal (réel ou fictif) utilisé comme motif décoratif. Les exemples les plus anciens proviennent du Moyen-Orient, où les Achéménides l'utilisaient en céramique, ou pour réaliser divers objets (tels que des vases à boire en forme de corne, dont la base est constituée d'un protomé d'animal) mais aussi en architecture, sur les chapiteaux des colonnes. Ce motif est apparu en Grèce au VIIe siècle avant J-C. On trouvera alors aussi des protomés sur des pièces de monnaie.

    Le mot vient du grec protomê "buste".

    Ce mot de ne possède pas d'anagramme, au singulier comme au pluriel. En 7+1, outre son pluriel sur un S, il ne permet que trois possibilités : deux sur un C (COMPORTE - COMPOTER) et une sur un E (PROTÉOME).

     


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  • FAUCRE

     

    Un faucre est un crochet fixé sur le côté droit des armures (sous le bras) afin de soutenir la lance en arrêt pour la maintenir horizontale. Ce support de fer ou parfois d'osier qui pouvait être à charnière ou arrêt ferme, était vissé sur la cuirasse.

    "Alors le garçon se fâcha ; il met la lance sur le faucre, et l'un contre l'autre s'élancent sans défi et sans discussion. Fer tranchant et lance de frêne avait chacun à son poignet" (Perceval ou le Conte du Graal - Chrétien de Troyes - v. 1180)

    Le mot, écrit jadis faultre, fautre (XIIe-XIIIe siècle) est selon le Robert, dérivé du germanique filz, felt "feutre". Pour Littré, le mot vient du latin fulcrum "appui".

    Pour le scrabbleur : ce mot n'a pas d'anagramme au singulier, et en compte une au pluriel : SURFACE. En outre, FAUCRES permet, en 7+1, 9 rajouts de 8 lettres sur 5 lettres d'appui distinctes.


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  • LOVELACE

     

    Un lovelace est un séducteur, sorte de Don Juan, généralement libertin et peu scrupuleux.

    Lovelace est le nom d'un personnage du roman de Samuel Richardson intitulé Clarissa Harlowe (en anglais : Clarissa, or the History of a Young Lady) publié en 1748. Ce nom est formé en associant les mots anglais love (amour) et lace (piège, lien). Dans ce roman, Lovelace tentera par tous les moyens d'épouser Clarissa (y compris en la violant après l'avoir droguée). On retrouve notre mot chez Stendhal : "Ce M. Duchâteau était une sorte de Lovelace de faubourg, encore jeune et fort élégant" (Lamiel, 1842). Pour l'anecdote, signalons que Lovelace est aussi le titre d'un film de Rob Epstein et Jeffrey Friedman, sorti en 2013 et retraçant la vie de l'actrice porno Linda Lovelace. Malgré son origine anglaise, ce mot se prononce "à la française" : [lovlas].

    Pour le scrabbleur, ce joli mot de 8 lettres n'a pas d'anagramme. Il peut être décomposé en 7+1 de deux façons : CLAVELE + O ou ALVEOLE + C. Il ne donne aucun mot en 8+1 hormis son pluriel.


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